Femmes de personne

Quatre femmes n’appartiennent à personne et revendiquent leur liberté, ouvertement ou en secret, constamment ou par instants. II y a Cécile qui vit seule avec son fils. II y a Isabelle qui veut mettreun mari trop pantouflard dans le lit d’une autre. II y a Julie qui est cette «autre» et qui accepte sans broncher la curieuse mission. Enfin, il y a Adeline qui joue au cœur-papillon jusqu’au jour où elle se fait elle-mêmeépingler par un ancien amour qu’elle croyait-éteint… Toutes quatre travaillent dans lemême cabinet de radiologie. Elles se côtoient tous les jours, se regardent et s’écoutent, mais gardent leur vie intime pour elles… Christopher Frank est un homme de plume. Apres un seul film (le très beau «Josepha»), il prouve qu’il est aussi un homme de camera.Femmes de personne «Femmes de personne» est un vrai film de cinéaste, pas de technicien, mais de «voyeur». Sa fresque impressionniste sait où elle va, son dialogue est très écrit, mais «Femmes de personne» est d’abord une rencontre avec quatre comédiennes. Marthe Keller qui a souvent joue dans le «balourd», notamment lorsqu’elle tournait aux États-Unis, est ici merveilleuse de délicatesse. Caroline Collier est parfaite et elle sera encore mieux dans le film suivant de Christopher Frank, «L’année des méduses». Cottencon se donne à fond et ne se contents pas de sourire joliment ou naïvement. Quant a Elisabeth Etienne, mystérieuse et inconnue des cinéphiles (on l’aurait vu auparavant dans «Le gendarme et les gendarmettes), elle a une très convaincante présence. Devant un tel quatuor de comédiennes, on oublie les quelques clichés féministes-vus-par-un-homme qui ponctuent ça et là le film de Christopher Frank.

Le bon plaisir

Le bon plaisir«Le bon plaisir» est une intrigue à double tranchant. Une affaire privée liée à la raison d’État. Claire se fait dérober son sac en pleine rue. Le sac recèle une lettre plus que compromettante. Dix ans plus tôt, Claire a eu une liaison et un enfant avec un homme. Lequel homme respectable et marié est devenu carrément Président de la République… Dans la lettre volée, le Président demande à Claire de garder secrète leur liaison et (‘existence de leur enfant qui vit d’ailleurs aux États-Unis. Le jeune voleur naïf qui pensait récolter des billets de banques n’a récolté qu’un billet doux explosif et les ennuis qui vont avec. Car si la lettre l’encombre énormément, son ami Herbert, un vieux journaliste roué et connaissant bien les arcanes de la politique et les intrigues du pouvoir se rend compte de la portée du document qu’il va mettre à l’ abri. Après quelques péripéties, le jeune voleur, Pierre décide de rendre la lettre à Claire à condition de n’être pas inquiété par la police. L’affaire tournera mal et il sera abattu comme sera éliminé le journaliste qui voulait, après la mort de son ami, publier le double de la lettre. Bien réalisé et interprété «Le bon plaisir» est un bon film qualité française, assez proche de la réalité quant à la peinture d’un certain milieu politique.

Le tournant de la vie

Le tournant de la vie«Le tournant de la vie», c’est l’heure des bilans, l’heure où l’on règle ses comptes avec la vie, avec ses proches. Emma et Deedee, les meilleures amies du monde en sont à ce point. Parce que la fille d’Emma, Emilia entre à son tour dans la danse… La danse comme art et le milieu de la danse si difficile à apprivoiser. Cela amène les deux amies à se pencher sur leur passé, leurs heures de gloires, leur histoire de danseuse étoile. Avec l’amertume, la rivalité, les carrières brisées et fugitives, les remords… Un pas de deux sur l’air d’un règlement de comptes qu’elles sont seules capables de conclure, tout en essayant de favoriser (‘entrée de la petite (Emilia) dans le monde du spectacle truffé d’intrigues. Emilia connaitra – à vingt ans de distance – les mêmes espérances, les mêmes désespoirs qu’Emma et Deedee. Elle tombera amoureuse d’un danseur étoile, Yuri Kopeikine interprété par le très grand Mikhail Baryshnikov… Rêves d’amour, rêves de gloire quelque peu déçus, mais pour mieux préparer au grand final sous forme de gala triomphal avec Emilia et Yuri en vedettes. Happy end s’il en est, pour un grand spectacle à la Hollywood tout en finesse psychologique (I) magistralement interprété par Shirley Mac Laine et Anne Bancroft, à la fois excessives et touchantes. Des stars confirmées dans le rôle d’étoiles décaties, une distribution parfaite.

Décoder avec un autre magnétoscope

Si vous avez un second magnétoscope, et si vous avez une bande enregistrée codée comme plus haut, il vous est maintenant possible de créer un autre enregistrement décodé. Le principe est évident : raccordez le décodeur au second scope avec le cordon spécial d’enregistrement, mettez le premier scope en lecture de la bande codée, et le second scope en enregistrement. Ce dernier captera directement le signal, cette fois décodé, sur le décodeur lui-même. Le tour est joué : vous pouvez désormais effacer la bande enregistrée codée en votre absence, puisque vous avez une autre cassette, décodée, de la même émission. Vous avez donc réussi, sans laisser la télé allumée en votre absence, à obtenir un enregistrement tout à fait normal.deux magnétoscopes Avec deux bandes et deux scopes, rien que ça ! C’est le progrès, ma bonne dame ! Attention : quand vous enregistrez avec le cordon direct décodeur-scope, n’oubliez jamais de mettre le sélecteur de source sur vidéo, auxiliaire, caméra (selon modèle), et non sur tuner. Le sélecteur reste sur tuner pour un enregistrement codé seulement ! Ici, il incarne le Père la Tulipe, un modeste retraité d’Argenteuil qui est, en réalité, un faux monnayeur virtuose. Un couple d’escrocs brocanteurs (Jean Tissier et Mary Marquet), qui l’aide d’ordinaire àécouler sa marchandise, s’en va en vacances. II doit recourir aux services de son neveu Noël (Pierre Vernier), qui s’empresse de se confier a sa petite copine, une nurse allemande, Hilda (Liselotte Pulver). Le trafic s’accélère, et le Père la Tulipe mène la grande vie, gagne au casino, assiste à un «happening» sur le yacht du baron Curd Jurgens, et fait même connaissance de Serge Gainsbourg (c’est une des nombreuses apparitions à l’écran de celui-ci, également compositeur de la musique). Bref, on fait passer les délicieux frissons des audaces à la mode sur un public d’habitués à un conformisme timide, tandis que Gabin gabinise mollement en patriarche bourru au cœur… d’or, évidemment !

Bidouille plus

Drame : vous vivez dans un immeuble qui semble peu porté sur les plaisirs de l’image, l’antenne collective est incapable de capter Canal Plus, et l’assemblée des copropriétaires, malgré vos insistances, a refusé toute adaptation. Adieu Canal Plus ? Pas du tout : Golden Technica a généreusement pensé à vous, et propose une antenne de balcon qui capte les émissions VHF (et UHF aussi). Mieux : elle possède un ampli VHF intégré pour améliorer encore la réception de l’image ! Le prix est raisonnable, et finalement moins élevé que celui de certaines adaptations : 396 francs environ. A noter que cette antenne est prévue aussi pour la FM en hifi. Une planche de salut pour les vidéophiles isolés.

Enregistrer Canal Plus… codé !

Si vous avez un magnétoscope banal, et si vous voulez enregistrer Canal Plus décodé, il n’y a pas de mystère : il faut que le téléviseur soit allumé et capte Canal Plus. Ainsi, le décodeur se met en route, et décode. Un cordon spécial, mais facilement trouvable, prend l’image décodé à sa source, c’est-à-dire dans le décodeur même, et l’apporte au scope par la prise entrée vidéo. De cette façon, vous enregistrez les émissions décodées, et la cassette peut être visionnée par la suite sans décodeur. Tout cela est bien joli, mais vous interdit de regarder une autre chaîne tout en enregistrant Canal Plus, et vous oblige, pour un enregistrement programmé, à laisser le téléviseur allumé : franchement ennuyeux ! Alors, il y a une solution, a demi satisfaisante : pourquoi ne pas enregistrer Canal Plus codé ? De la sorte, l’enregistrement est classique : le téléviseur n’a besoin ni d’être allumé ni de capter Canal Plus. Vous enregistrez aussi facilement que pour une autre chaîne… Par la suite, quand vous voudrez lire la cassette, il vous faudra le décodeur. L’émission envoyée par le scope contient le signal qui va déclencher le décodeur, et ainsi l’image qui apparaîtra sur l’écran sera décodée. Lumineux, non ? Hélas, il y a deux inconvénients directs à cette méthode : d’abord, impossible de prêter la cassette à un ami qui n’a pas de décodeur (remarquez toutefois que, à l’inverse, sans vous abonner à Canal Plus, vous pouvez ainsi enregistrer les émissions qui vous intéressent, et aller les visionner chez un ami muni, lui, d’un décodeur) , ensuite, et surtout, tous les magnétoscopes ne se prêtent pas également à cet exercice. Sur certains le son est assez mal décodé et reste caverneux tout en étant compréhensible : sur d’autres, l’image n’est pas formidable… Bref, le résultat varie fortement en fonction des qualités d’enregistrement du scope, de la propreté des têtes de lecture, etc. Par exemple, les nouveaux scopes double vitesse donnent d’excellents résultats à vitesse d’enregistrement normale ; en enregistrement double, c’est une catastrophe (qualité bien moindre du signal vidéo). Toutefois, la mauvaise qualité du son n’est guère gênante pour des feuilletons, retransmissions sportives, etc. Il vous reste donc à essayer d’enregistrer codé, puis de lire décodé, pour évaluer le résultat sur votre propre scope… Un bon truc à savoir, en tout cas !

Quatre questions à film office

film officeUtilisez-vous toujours votre réseau de distribution de photographes et revendeurs de Super 8 pour diffuser les vidéocassettes ?

Nous avons deux réseaux différents. Film Office continue à distribuer des produits Super 8 chez les photographes, même si ça demeure un marche relativement modeste. En ce qui concerne les vidéocassettes, nous touchons environ 2000 vidéoclubs que nous considérons comme sérieux. Pour ce faire, nous utilisons les services de dix représentants.

Distribuer des vidéocassettes, est-ce vraiment rentable pour une société ?

Nous avons des charges énormes et il est parfois difficile de vivre même avec 30% de marge. Pour nous, la santé du marché de la vidéo passe par un professionnalisme accru des éditeurs, c’est-a-dire se méfier de la surenchère sur l’achat des films, et par une vigilance plus grande des distributeurs vis à vis des vidéoclubs. Nous nous y sommes attachés et nos résultats actuels prouvent que nous sommes sur la bonne voie.

Walt Disney est votre plus gros client. Que représente pour vous son passage de la location à la vente des cassettes ?

C’est une excellente chose. Le système locatif semblait être de moins en moins pris par les vidéoclubs. Depuis septembre 84, les films Disney à la vente confortent la rentabilité des vidéoclubs et satisfont les particuliers. Je tiens à souligner qu’un film pour adultes a une durée de vie limitée alors qu’un film pour enfant bénéficie de I’ engouement répété du même enfant pour ce même film, mais également d’un renouvellement régulier de la clientèle enfantine. Conclusion, même les anciens titres fonctionnent très Bien.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

En dehors des mesures de politique générale que je vous ai signalées précédemment, Film Office tient à lancer, dès 1985, des produits originaux et de qualité que nos accords privilégiés avec les sociétés de productions cinématographiques, télévisuelles et vidéo, nous permettront de proposer aux vidéoclubs.

4ème Forum des nouvelles images

Dans le cadre du 25ème Festival international de télévision de Monte-Carlo (5 au 16 février 1985), se tiendra le 4ème Forum des nouvelles images. Sont prévues sept cessions, une exposition et, pour la première fois, une compétition organisée par l’Ina. Elle est ouverte à tous les produits vidéographiques et cinématographiques comportant une ou plusieurs séquences d’images infographiques. La présélection sera faite par l’Ina à partir du 15 janvier. Pour tous renseignements, contacter le centre de presse de la Principauté de Monaco, 22, boulevard Suchet, 75016 Paris. Tél : 504.74.54.

Échanges  d’images, échanges d’idées

Images-Échanges est une association loi 1901, créée en 1980, qui est destinée à favoriser l’expression audiovisuelle de ses membres. Pour ce faire, elle s’est dotée d’un vidéoprojecteur et d’une salle entièrement équipée. Chaque semaine, Images-Échanges convie ses adhérents à des séances critiques de projection, à l’élaboration de sujets de films et à des rencontres avec des professionnels. Pour tous contacts, Images-Échanges, 6, avenue Victor Hugo, 93130 Noisy-le-Sec.

Accord 3M – Aphex

Depuis peu, la société 3M a repris la distribution exclusive en France de la gamme de matériels de traitement du son destinés aux studios d’enregistrement et à la radiodiffusion.

Grand jeu Concorde

Ce mois-ci, les éditions et films Concorde ne présentent pas de gagnants au jeu organisé depuis déjà plus d’un an. En effet, Richard Fhalnégocie le rachat d’une société qui connaît actuellement de grosses difficultés financières. Le concours reprendra son cours régulier dès le mois prochain avec la sortie du film «Cagliostro le magicien», avec CurdJurgens. Parallèlement, Richard Fhal investit plus d’un million de francs dans les droits d’un film très important, qui devrait être accueilli avec satisfaction par tous les vidéoclubs. Affaire à suivre…

Ambiance africaine

Safari Ambiance, une des plus importantes sociétés de production et de distribution de disques africains en Europe (50 artistes, plus de 200 productions), lance aujourd’hui le premier numéro d’une série de vidéo-clips made in Africa : Elvis Kemayo. Tous les organismes susceptibles de diffuser ce produit, et tous ceux à suivre, sont priés de contacter Willy Biro ou Vincent de Rosier chez Safari Ambiance, 118-130, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Tél : 201.59.81 ou 200.56.42

Midem Vidéoclips

Pour la première fois, le Midem offrira aux réalisateurs, aux sociétés de production vidéo et aux sociétés de service, une plate-forme qui leur permettra de présenter leurs réalisations aux éditeurs et producteurs venus du monde entier. Voilà pourquoi a été créé le Midem Vidéoclip qui se déroulera dans le cadre du Midem, du 28 janvier au 1er février 1985. Commissariat général, 179, avenue Victor-Hugo, 75116 Paris. Tél : 505.14.03.

Formation continue pour la Chambre de commerce

logo CCI IDF verticalAu sein de son œuvre d’enseignement, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris a développé au fil des années la vocation spécifique de son établissement : l’école des métiers de l’image. Aujourd’hui, la Chambre de commerce lance un nouveau département de formation aux métiers de la vidéo institutionnelle. Il a pour objectif de répondre aux besoins de formation continue et, ultérieurement, de proposer des cycles de formation initiale. Pour tous renseignements, contacter le Centre de formations technologiques, 73, boulevard Saint-Marcel, 75013 Paris. Tél : 707.74.82.

Vidéo et  décentralisation

Neuf éditeurs indépendants français ont eu l’idée de se grouper pour faire en province des mini-salons de vidéo. Vidéophiles et vidéoclubs peuvent ainsi visionner avant Paris les dernières nouveautés de ces sociétés, et parler avec les responsables. Le premier mini-salon a eu lieu à Lille le 25 novembre à l’Holiday Inn de Lesquin. Tout l’après-midi de ce dimanche, le public intéressé est venu commander les nouvelles cassettes de décembre, bavarder avec les éditeurs, recevoir à chaque stand la publicité des films et même en visionner des extraits. Ainsi le pouls du Nord a été pris et chacun a su ce qui plaisait le plus. Naturellement, de 14 à 19 h, un bar-buffet accueillait les visiteurs, le champagne a coulé à flots pour arroser les commandes. Les sociétés qui ont pris cette initiative, American Vidéo (Jean-Jacques Vuillermin), Alpha-Platinium Vidéo (Bernard Zack), Delta Vidéo (Mireille et Michel Poirier), Scherzo Vidéo (Jean-Charles Goldstuck) et Picturial Films-J. Canestrier (J. Canestrier), satisfaites du succès de cette première, envisagent pour janvier un autre mini-salon à Lyon… Les autres villes françaises auront, elles aussi, droit à cette manifestation.

Luck l’intrépide

Luck l'intrépideLa trêve des confiseurs, ce n’est pas valable pour touts la galaxie. Dans ce dessin-la, les belligérants n’ont qu’une idée : conquérir l’univers en ce qui concerne la mystérieuse Lady Cahn et ses hommes de main, repousser les attaques de l’organisation de l’amas électronique qu’est ladite Lady Cahn en ce qui concerne le chef des services secrets Yamaki qui, en la circonstance, se fait épauler d’un jeune berger solitaire : Luck l’ intrépide. Ca craque, ça boume, ça splashe. ca vrombit, ça rugit, ca persiffle, ça crépite, ça discorde. Blindés des charges nucléaires_ bombardements de neutrons, désintégrations, missiles, robots, interférences, lasers codés, manipulations de cerveaux, bref nous voilà au royaume interplanétaire de l’abomination. Les formes épousent à merveille (façon de parler) ce fond sinistre : animations robotisées, tenues futuristes, froideur, couleurs à l’emporte pièce, visages rustres et pareillement géométriques. L’ordinateur régit tout. Le contrepoison ce sont les talents paranormaux de celui qui ne craint pas le péril. L’intrépide, cet enfant à la crinière en feuille de chou balayée d’un spray punk, à la mèche espiègle, maitrise les techniques du paranormal. «La violence n’a jamais résolu les problèmes», proclame Luck l’intello-intrépide. On ne saurait si bien le dire.

Attention, voila les raccoonsAttention, voila les raccoons !

Voila les raccoons ! Traduisez voilà les ratons laveurs. Au-delà de (‘horizon, un lac gelé a fait son lit au milieu d’une forêt toujours verte où les animaux aiment se divertir. Les ratons jouent au hockey sur le lac puis dans les glaces.  Ce lac est convoité par d’autres joueurs, moins bienveillants. Une rencontre sportive, à coups de crosses, de palets, de glisse, de freinage catastrophe, les queues striées black and white des gentils mammifères gênent l »évolution des hockeyeurs ! les adversaires sont déroutés ; les animaux unis en une bonne équipe peuvent presque tout faire. Ils en font la démonstration en remportant, à la grande surprise générale, le match décisif. Les menaces rodent toujours : le lac a été sauvegardé, mais c’est maintenant la forêt qui est en péril. Un bûcheron mégalo cupide abat les arbres à moins que les arbres ne partent en vacances ! A la veille de Noël… Comment trouver un arbre pour les enfants ? Où reloger les deux ratons laveurs qui ont &lu domicile dans un arbre ? Comment arrêter l’entreprise diabolique de Cyril Shyre le destructeur de la nature, le démolisseur de maisons ? Les vrais bûcherons, eux, prennent des précautions, ils remplacent les arbres qu’ils abattent pour la scierie. Écologie oblige ! Les enfants, les ratons laveurs et Schaffer le gros chien paresseux sauvent la forêt. Joyeux et bon Noël à tous ! Beaucoup de rythme, de l’humour, de la chaleur, le dessin est très incisif, puissant, bien dégrossi, les montagnes ont des allures de forêt noire avec une crête de chantilly, même les objets inanimés bougent, tournent, les montagnes se d&placent, les ratons laveurs fument le havane. Une cassette qui respire le calme d’un Noël ouaté sous les gros flocons blancs.

Don Quichotte

Don QuichotteDon Quichotte demeure celui qui se fait naïvement le champion des causes qui ne sont pas siennes et se lance dans des aventures dont les conséquences lui sont funestes. Il est bien évidemment grand, maigre, à triste figure, grosses moustaches assorties à sa tignasse luisante couleur feu. Son cheval n’a rien d’un destrier, c’est une rosse qui, du fait des animateurs, galope, hennit, se cabre de tous ses membres anguleux tel maître, tel cheval. Tel maître, tel chien également : le lévrier à corps mince et longues pattes jappe et détale de façon réaliste et bien étudiée. Dans cet épisode, l’hidalgo-gentilhomme amasse les livres de chevalerie, s’en farcit les méninges, son cerveau se dessèche. Son phrasé est très étudié, son discours truffé de références. Et  puis il se met en campagne. Première manche de la croisade : la cérémonie qui va l’armer chevalier. II déclenche l’hilarité, il faut dire qu’il passe aux yeux de tous pour un fou dangereux. Mais c’est un fou bien sympa… et puis sa complice, la rosse, est pleine de bon sens… Un fou et un rêveur comme ça on n’en fait plus…

Cartoon cavalcadeCartoon cavalcade n ° 2

Un pitre rigolard, bouche fendue jusqu’aux oreilles démesurées, grosse truffe noire de clown en avant, yeux pénétrants, caleçon bleu, haut de forme, gants blancs, étoile de shérif au milieu du torse et queue en forme de feuille de chêne, déambule a 200 km/h dans une mégalopole verticale. Avec son bâton de gendarme, il délivre sa fiancée, Melowoman, des mains de la police qu’il met au trou : «Le devoir avant tout».Un autre art de pratiquer le ballon ovale, le ballon se dégonfle, on le remplit de ce que l’on a sous la main, un besoin de s’élever surgit, le ballon devient aéronef. Si le «Mauvais chien» veut s’empiffrer des saucissons, les bouts de boyau se rebiffent et prennent la poudre d’escampette. Tout le monde, ensuite, passe dans la moulinette du charcutier qui débite des pantalons soufflet-boudin et des bouts de chien bien saucissonnés. Quelle vie de chien… M. Hot dog, bien au chaud dans ses deux tranches de couverture mitée, trempe dans le pot de moutarde, bisoute son acheteur dévoreur et repart avec lui : des hot dogs sur pattes, au minois coquin et attendrissant : on ne saurait résister. «Un chien manqué» Allons voir dans le show-room des chiens abandonnes. Tous les chiens se carapatent en passant sous le tunnel pantalon d’un homme allonge. Destination : les ateliers du découpeur de saucisses. Place au sport : gym d’échauffement pour vache ventripotente et cheval rouille, puis saut à la corde, course sur monture libre. Chameau se tire et s’étire, remplit ses deux bosses au puits de (‘oasis… à moins que ce ne soit du rôle : en desserrant le frein à main, ca démarre à fond la caisse. La corolle d’un narcisse prête sa blonde chevelure aux ciseaux d’un maniaque de la coupe. Les points d’exclamation deviennent des quilles à dégommer. Qui sauvera la princesse la mariera. L’ogre smurfe à ravir. On se joue de tout et de rien, pas de blablabla, les sketches sont purement visuels. Un dessin que l’on a admirablement anime : l’enfance de l’art, l’innocence de l’art, l’art cartoon à l’état pur.

Looney tunes cartoon n ° 9

Looney tunesUn fromage «énergisant» confère à une souris la force de dix chats. Speedy Gonzalès, la souris la plus rapide du Mexique, Hugo, le robot-chat, programmé pour haïr les souris, et senor Canardo se livrent à une partie de cache-cache dont l’enjeu est la formule top secret du fromage triple calorie : un show très brillant, enjoué, magnifico !  Bugs Bunny, le rongeur de carottes, a plus d’un tour dans sa musette. Il lui faut échapper au chasseur-docteur raseur, et il se joue d’ailleurs adorablement de son tueur du dimanche. Gros minet vient d’hériter d’une fortune colossale. Des poubelles, des gouttières, des toits on se passe le mot. Ce magot, on pourrait bien se le partager entre congénères. Halte là ! L’épargne permet l’investissement du capital, lequel engendre le travail qui crée des produits nouveaux et tout cela fait le progrès. Le progrès, c’est bien connu, profite à tout un «chatun».  Le vilain toutou fait un coup fumant au coq endormi. Il place auprès de lui un œuf d’autruche. Le coq rêve d’être mère, il couve l’œuf et le poussin d’éclore… C’est simple ! La petite peste de toutou persécute le poussin, et fragile poussin attrape des complexes. Maman coq estime qu’il y a atteinte à l’honneur de la famille et veut prouver à son rejeton que sa maman n’est pas une poule mouillée. Speedy Gonzalès, en piste pour le second quadrille. Presto Gonzalès va délivrer ses potes emprisonnés dans un laboratoire. Comme récompense, la jolie Carmella lui assène un baiser sur la troisième joue, ce qui le transporte, au propre comme au figuré.  A toi, Bugs Bunny, pour une nouvelle prestation. Bugs Bunny aux commandes d’un avion géant. Des périls terrifiants l’attendent. Titi et Grosminet en minitour du monde. Titi prend deux petites cuillers, un bonnet rouge et à lui la bonne glisse sur les pentes des Alpes.  Pour le final on rappelle Bugs Bunny. Elmer Fudd, son faire-valoir, est atteint de lapinomanie, cas simple. Cela relève de la psy, et Fudd se retrouve à l’asile du gâteau aux fruits. Par un quiproquo grandiose le rongeur avale une pilule destinée à Fudd et se prend pour Fudd, le milliardaire à la propriété et au jak. A lui les belles parties de chasse. En 53 mn, huit historiettes variées, cocasses, allègres, pleines d’astuces vous mettent des bulles dans la tête, de la joie au cœur, du rire dans, les yeux un, punch sans alcool.