Le tueur du vendredi

Le tueur du vendrediLes adolescents américains, qui forment les gros bataillons des spectateurs de cinéma, sont particulièrement friands de films d’horreur, et il arrive de temps en temps qu’une petite production de rien du tout devienne un «chart buster» un champion du box office. Ce fut le cas en 1980 avec «Vendredi 13». Sans doute les kids s’étaient-ils identifiés à ce groupe de teenagers en vacances dans un camp de montagne et décimés par un tueur maniaque. La suite était inévitable, la voici ! Cinq ans après l’horrible massacre, le camp de vacances est rouvert et une nouvelle fournée de sympathiques jeunes gens vient s’y faire joyeusement trucider par le monstrueux Jason, qui n’a qu’une idée en tête : venger sa mère, dont il garde précieusement le crâne. Il va donc exterminer les campeurs et surtout les campeuses en utilisant le poinçon, la pioche, le fil de fer barbelé, le poignard et la machette… Le sang va gicler. Il ne manque plus que le relief, mais rassurez-vous c’est prévu pour le troisième épisode. Dommage que cette «deuxième partie» ne soit qu’un démarquage peu inspiré de la première.

L'ange de la vengeanceL’ange de la vengeance

New York au cœur de la nuit. Thana, une jeune muette sans défense, rentre chez elle. Brusquement, un rôdeur surgit, l’entraîne dans une ruelle déserte et la viole sauvagement. Traumatisée, Thana rentre chez elle où elle surprend un cambrioleur. Celui-ci se jette sur elle et tente de lui faire subir le même sort ! Une fois ça va, deux fois… Avec l’énergie du désespoir, la jeune fille se débat, assomme son agresseur d’un coup de fer à repasser qui le laisse sur le carreau. Le lendemain, elle découpe le corps en morceaux, qu’elle enveloppe dans des paquets et qu’elle éparpille à travers la ville. Tandis qu’elle est occupée à cette tâche, un inconnu la poursuit. Elle tire sur lui. Désormais, elle décide de se venger systématiquement des hommes. De la «légitime» défense à l’engrenage sanglant, la victime se mue en tueuse implacable, qui ne fait pas de détail ni de quartier. Cet étonnant scénario fonctionne sur le croisement des fantasmes stylisés par le style du film d’épouvante celui de la revanche millénaire des femmes «libérées» contre le mâle honni, celui de l’homme masochiste soudain confronté à une justicière inattendue. C’est légèrement malsain sur les bords mais il fallait oser le taire… Surtout c’est les scènes de suspense et de violence sont terriblement, efficaces.

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