Les chemins de Katmandou

Adolescent œdipien et rebelle, Olivier (Renaud Verley) est un déçu du printemps de Mai 1968. Il prend la route des Indes afin de retrouver un père mythique chasseur de tigres soi-disant milliardaire et de lui soutirer un arriéré de pension alimentaire s’élevant à plusieurs millions. En chemin il rencontre, larirette, une petite baba-cool qui s’ignore, Jane alias Jane Birkin dans un de ses premiers rôles, un peu rondelette et craquante. Jane, c’est la diva des routards, la gourou du «peace and love» et du «flower power» très imprégnée de petite fumée…Les chemins de Katmandou Car « Les chemins de Katmandou » est un film avertissement sur les méfaits de la drogue. Après avoir trempé dans des affaires louches et nauséabondes de statuettes volées et avoir découvert que son père était un raté sans le sou, Olivier, tombé éperdument amoureux de la petite Jane, tentera de la sauver de ses infernaux paradis artificiels. Car, du haschich sans danger, elle est tombée dans la consommation de cocaïne douteuse et s’est vite retrouvée accro à l’héroïne. Bref, Jane succombe à une surdose mortelle et effrayante distillée par le diable en la personne de Ted (Serge Gainsbourg) un trafiquant immonde et cynique. Pour conclure, Olivier décide d’entrer dans une organisation humanitaire et d’assister le tiers-monde en danger. En son temps, «Les chemins de Katmandou» a du provoquer un petit scandale. La drogue était, il n’y a pas si longtemps, un sujet tabou. Aujourd’hui, tout cela semble bien désuet comme le chemin du haschich à la mort paraît un peu douteux. André Cayatte est le monsieur la morale du cinématographe. Il tient à mettre les points sur les i de chaque plan, ce qui n’est – a posteriori – pas vraiment utile. Cela dit, «Les chemins de Katmandou» ne sont plus ce qu’ils étaient, la route des Indes est depuis longtemps coupée par les tanks et ce film garde le charme d’une époque et d’espoirs à jamais révolus…tion.

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