Ornella Muti la madone des maternités

En septembre 1981, encore peu connue en France, elle illustre la couverture du deuxième numéro de Vidéo 7. Elle vient de tourner le sulfureux «Conte de la folie ordinaire » selon Ferreri. Après quelques comédies légères et dénudées, la plus belle actrice du cinéma transalpin s’oriente vers un registre plus dramatique. Pour « La fille de Trieste », la Muti n’hésite pas à se raser le crâne, qu’elle ornera de petites anglaises un an plus tard pour séduire notre Delon national dans »Un amour de Swann ». Ce qui lui vaut la première page de Vidéo 7 n° 24 en août 83. Ne se contentant pas du père, elle s’attaque au fils en 1986 («Chronique d’une mort annoncée ») après un nouveau film peu convaincant de Ferreri, »Le futur est femme » (voir sujet dans Vidéo 7 n° 45 de mai 1985). Vient ensuite « La femme de mes amours» aux côtés du bienheureux Philippe Noiret. Plus préoccupée par ses marmots que par le grand écran, Ornella nous gratifie quand même d’une apparition fin 1989 avec « Bandini ». Une singulière Italienne qui, bien que mama, n’a pas fini de nous faire craquer…

Emmanuelle Beart glamour, en douce

Emmanuelle BéartDouce et mystérieuse Emmanuelle, qui cache un sourire timide sous une crinière blonde savamment décoiffée… Deux ou trois apparitions légères dans les années 1970 (« Premiers désirs», « Demain les mômes») lui bâtissent une petite notoriété dans le cinéma des nouvelles lolitas. Mais elle s’impose véritablement en 1984 avec « L’amour en douce ». La réussite n’est plus très loin. La saga pagnolesque revue et corrigée par Berri en 1 985 (« Manon des sources » et «Jean de Florette») la consacre meilleur second rôle féminin aux Césars 1987. Emmanuelle s’est enfin fait un prénom. Sous le charme, Vidéo 7 publie un premier sujet sur elle dans le n° 62 de décembre 86, puis à l’été 1987 (n° 69) avec, cette fois, la couverture. Le personnage de Manon, genre sainte nitouche sauvage et vertueuse, lui colle à la peau. Affublée de cette image « blanc Persil » qui l’excède, elle se lance dans la comédie. Mais «A gauche en sortant de l’ascenseur », malgré sa pléiade de grands comédiens, n’obtient pas un accueil des plus chaleureux. Nouvelle couverture de Vidéo 7 pour le n° 81 \de septembre 1988. Encore une composition romantique pour les «Jupons de la Révolution » où elle incarne Marie-Antoinette (voir sujet dans Vidéo 7 n° 84 de décembre 1988) et, en 1989, changement de décor. « Les enfants du désordre » la dévoile en camée blafarde et hystérique. Et là, Béart nous laisse béats.

Leave a Comment