Pluie noire

Pluie noire Un éclair éblouissant, un immense nuage de fumée, et puis la pluie noire des retombées radioactives… Au petit matin, ce 6 août 1945, c’est ce que virent les habitants de la région d’Hiroshima. Parmi eux, la jeune Yasuko, vingt ans, qui se trouvait à ce moment précis sur le ferry qui la conduisait à son travail. Cinq ans plus tard, Yasuko vit toujours au village. Comme celle de tous ceux qui ont reçu la maléfique « pluie noire », sa vie est gâchée. Malgré les certificats médicaux qui attestent sa bonne santé, elle ne trouve pas à se marier. A tour de rôle, tous ses prétendants renoncent dès qu’ils apprennent qu’elle «y était » le jour fatal. En désespoir de cause, la jeune fille décide de rester près de son oncle et de sa tante. A côté de chez eux, vit Yuichi, autre victime de la guerre : cet ancien soldat ne peut entendre un bruit de moteur sans imaginer qu’il est attaqué par un tank américain. Bientôt, un lien affectueux unit ces deux laissés pour compte. Cette fresque en noir et blanc (à voir ou à revoir après la récente sortie des « Maîtres de l’ombre ») lève le voile sur un aspect mal connu de l’histoire japonaise comment le traumatisme nucléaire a été vécu, concrètement, par les civils touchés. Ce pouvait être un pensum moralisateur. lmamura en a fait un film émouvant, poétique, marquant.

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