Willow

WillowDepuis « La guerre des étoiles », il n’a pas réalisé un seul film. Pourtant, plus que jamais, le magicien Lucas crée des univers de cinéma féeriques et épiques. Et, plus que Ron Howard, Lucas semble le véritable auteur de « Willow ». Il est le responsable des effets spéciaux, le producteur, le scénariste et l’auteur du sujet original. Roc Howard, jeune comédien qui tourna « American graffiti » sous la direction de Lucas, est devenu un jeune réalisateur très coté (« Splash » ou « Cocoon »). Mais dans cette quête initiatique d’un nain et d’un jeune chevalier au pays des sorciers, il a mis son savoir-faire au service de la fascination de Lucas pour les folklores et les mythologies. Les réminiscences qui ponctuent « Willow » : Moïse, Cendrillon, L’Odyssée et Circée (pour la transformation d’une armée en pores), le « Voleur de Bagdad », Peter Pan, « Les voyages de Gulliver », les contés de Perrault, «Le magicien d’Oz », les jeux de stratégie style» Donjons et dragons » ou encore» Le seigneur des anneaux » de Tolkien. « Willow » a su trouver son originalité dans la poésie naïve, l’humour et les effets spéciaux hypersophistiqués. Il faut voir, dans une même image, des personnages de quatre tailles différentes (du lilliputien au géant). On est vraiment au spectacle !

Dead zone

Dead zoneA la suite d’un accident de la route, un homme est doté d’un pouvoir miraculeux de divination, il peut lire le passé et le futur d’une personne simplement en la touchant. Sur cette idée originale, un gros roman a été écrit par Stephen King, l’auteur américain le plus prolifique du fantastique contemporain, créateur, entre autres, de » rie » et de « Shining ». Le héros, incarné à l’écran par Christopher Walken (le héros de « Brainstorm ») est vite pris dans un engrenage : en fait, ce superpouvoir est loin de lui simplifier la vie. Passe encore quand il s’agit de sauver une petite fille qui risque de périr dans un incendie. Mais que faire lorsqu’il découvre l’identité d’un psychopathe homicide ? Sera-t-il réduit au rôle de délateur auxiliaire de la police ? Et c’est encore pire ‘lorsqu’il s’aperçoit que le futur président des États-Unis ne rêve que de déclencher l’Apocalypse nucléaire dès qu’il sera au pouvoir ! D’ordinaire, spécialiste des effets-chocs, voire sanguinolents, David Cronenberg, jeune cinéaste surdoué, nous entraîne ici dans un récit diaboliquement subtil. Un sujet fort, des scènes étonnantes, un ensemble envoûtant : « Dead zone » a bien mérité d’être le plus grand succès commercial de Cronenberg. En outre, le film fut le grand triomphateur du Festival d’Avoriaz en 1984.

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