Ennemis intimes

afficheDécor : une salle de cinéma perchée en haut d’une falaise. Son jeune directeur (Wadeck Stanczak) règne sur ce décor insolite, comme s’il était en transit. Un homme aux cheveux blancs, aux alentours du cinéma, puis pendant une séance, se heurte à une bande de loubards excités qui décident de « l’attendre à la sortie ». Une sortie qui se fait attendre, puisque l’inconnu est, en fait, venu rendre visite au directeur dont il a appris la liaison avec sa jeune femme. Pour se venger de lui. Ce mari jaloux est un pervers. Il joue au chat et à la souris, même s’il risque d’être lui-même pris au piège. Car les loubards furieux s’incrustent et, tandis que les deux hommes s’affrontent, organisent le siège du bâtiment. Coups de main et escarmouches vont alors se succéder entre les assaillants et les assaillis, bien forcés de s’unir à mesure que la fièvre de la violence monte. L’antagonisme entre Serrault et Stanczak est subtilement décrit et, ailes péripéties du siège sont parfois attendues, les lieux sont remarquablement conçus et utilisés. Enfin, dans le rôle de la jeune femme, on dé-. couvrait une Ingrid Held mystérieuse, d’une séduction extrême.

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